04/05/2026
Note de bas de page :
« Eliane, ma première épouse, travaillait avec le GRM, le Groupe de Recherche Musicale.
L’appellation « allure d’objet » vient du vocabulaire employé par le GRM.
Sous la direction de Pierre Schaeffer, inventeur de la musique concrète, des étudiants enregistraient des sons. Ils prenaient par exemple un abat-jour en opaline et le faisaient tinter. Ils enregistraient la tonalité et transformaient la vitesse des vibrations. Ils nommaient cette musique des « allures d’objets ».
J’ai kidnappé ce mot pour m’en servir. La distorsion de l’impression sonore allait de pair avec la distorsion de l’impression picturale.
Quand je déroulais mes objets trempés dans l’encre, j’imprimais leur allure. »
(Arman. Mémoires accumulés (pp. 21-22). Kindle Edition.)
[À ce propos Eliane annote sur un post-it : 'Studio d'Essai' de la rue de l'Université. Le GRM n'existait pas encore. Le terme 'Allure' servait à caractériser certains déroulements sonores, comme d'autres 'grains'.
P. Schaeffer préparait alors son 'Traité des Objets Sonores' et cherchait à définir un nouveau 'solfège' pour qualifier tous les sons qui nous étaient proposés.]